Publié le 20/09/2009 à 15:56 par alditas
20/21 septembre
Aïd el-Fitr
C'est l'Aïd el-Fitr, la fin du Ramadan ! Cette fête est pour les Musulmans un moment de réjouissances, mais aussi de pardon et de générosité.
En cette heureuse occasion, je vous présente mes sincères souhaits de :
BONNE & HEUREUSE FETE !
--
Publié le 17/09/2009 à 14:09 par alditas
samedi 05 septembre 2009, a 12:38
Lien http://www.blog.mongenie.com/alas
Bonjour !
C'était au mois de Février 1968 que j'avais adhéré au parti du F.L.N. en me structurant au sein de la kasma de Bordj Bou-Arréridj et ce jusqu'à la date de ma démission accéptée à la fin du mois de Décembre 1989.
Si au sein de ma structure de base mes interventions sont limitées ayant pour cause la non maîtrise parfaite de la langue arabe, par contre, dans le secteur économique, j'étais trés actif dans l'exercice de mes tâches contributives aux créations de richesses en contre-partie desquelles je gagne ma vie à la sueur de mon front en percevant un salaire honorablement et dignement pour financer les besoins du ménage conjugal, lui même petit acteur socio-économique.
C'était aussi lors de mon stage de commis comptables du mois de Séptembre 1967 au mois de Décembre 1967 que j'avais appris un peu de socio-politique me préparant à traduire sur le térrain mes connaissances reçues de mes professeurs que je tiens à remercier encore une fois sur le présent méssage d'explication de mon itinéraire socio-professionnel lié à une conjoncture et son contexte au moment des faits, gestes et mouvements émanant de moi l'indivu evoluant dans une société socialiste à l'époque des fins d'années 1960 et 1980.
C'est le rôle d'un militant de base dans l'organisation.
Que signifie être militant d'une organisation ?
C'est comprendre les bouleversements que créé cette organisation dans la société,
Comprendre ce mouvement qui ne s'arrête jamais, c'est aussi comprendre les défis et les objectifs de l'organisation, un militant se doit aussi d'améliorer l'exécution des tâches qui lui sont confiées, de se dédier à l'étude pour réussir à acquérir la théorie et analyser au mieux la réalité politique et sociale, il doit apprendre à trouver et à repousser ses limites personnelles pour rendre plus efficace le collectif.
Il va de soi qu'aucun militant ne doit sacrifier sa vie personnelle pour la construction de ce collectif, il faut réussir à ne pas en arriver là, c'est un processus qui ne se fait jamais sans quelques tensions, mais un individu doit toujours apporter ses caractéristiques individuelles pour enrichir le collectif.
Un militant doit aussi, et c'est sûrement le point le plus important, développer dans ses pratiques quotidiennes de nouvelles relations humaines grâce à des valeurs en lien avec les valeurs construites historiquement par les peuples en résistance aux différents pouvoirs centralisés, je pense aux valeurs socialistes et humanistes qu'il faut faire évoluer en fonction de la conjoncture actuelle.
Nous nous sommes rendu compte que le capitalisme ne se maintient pas aussi fortement qu'à l'heure actuelle dans une population seulement grâce à sa menace de répression, ou grâce aux médias, mais aussi parce qu'il est reproduit dans les comportements individuels de ceux qui le subissent (par exemple dans la recherche de profit personnel permanent), et donc de proposer dans notre travail de base un autre mode de fonctionnement collectif est un véritable acte de résistance au libéralisme débridé, c'est à dire sans limite et sans régles du jeu claires nettes et précises..
Comme nous vivons toutes et tous dans un seul et même pays malgré la grandeur de sa superficie géographique, l'on doit savoir que dans la vie, tout est lié, tout est relatif.
Je me retrouve au fond à l'extrême gauche sur la photo de groupe noir et blanc.
En l'agrandissant donc, vous pourrez la mien voir.
Lien : www.pfln.dz/index_fr.php
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Publié le 17/09/2009 à 11:25 par alditas
Bonjour !
Notre lecture des déclarations politiques du parti du Front des Forces Socialistes affichées sur tous les murs des villes et villages d'Algérie au cours des premiers mois de la decennie "1990" avait été le premier motif de notre adhésion à ce mouvement de propositions démocratiques fondées sur la légalité et la justice sociale inspirées de la déclaration du 01 Novembre 1954 renouvelées au congrés de la Soummam du 20 Août 1956 en pleine guerre de libération nationale.
Notre but donc n'était pas de nuire et de détruire l'Algérie après avoir milité pendant de longues années au F.L.N. pour la plupart d'entre nous.
C'est pour cela que notre engagement avait été fait de façon trés trés sincère sans qu'aucune action de barrage ou de nuisance paralysante ou de dislocation sociale n'était faite par nous contre les autres organisations politiques si ce n'était evidemment des critiques des choses mal faites dans la gestion du pays.
Cela favorise l'intérêt national beaucoup plus qu'il ne le lui porte un quelconque préjudice dans le cadre d'une action d'équilibre des pouvoirs de fonctionnements des institutions de l'Etat.
C'était aussi une expérience d'expression démocratique pouvant nous amener à commettre quelques fautes d'appréciations sur le térrain peut être, en particulier nous les jeunes membres de la délégation participative de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj sans en avoir fait d'ombrage à qui que ce soit dans notre démarche fondée sur l'ouverture.
Donc en tant que tel : parti politique, il se trouve dôté de pouvoirs influents dans la société civile et des rouages de l'administration.
Il dispose donc également de dispositifs :
Une idéeologie
- Valeurs Identitaires Culturelles & Linguistiques
Une force de propositions sur
- Economie
- Social & Santé
- Education
- Emigration
- JURIDIQUE
C'est alors que beaucoup de choses se faisant au présent ont des prolongements sur le futur et sur des antécédents politiques relatifs aux questions organiques et en ses élèments anciens et nouveaux par le systéme tournant des alternances.
Par voie de conséquences, tout ça donne normalement à réfléchir puisque comme le disent les quotidiens nationaux : "en politique, tous les coups sont permis" en interne (changements d'élèments) comme en externe (environnement socio-politique).
Si un congrés se tient à chaque échéance pour de nouveaux mandatements à des membres représentatifs, c'est qu'il y a donc un avant projet de plate forme en tant que programme d'activités à mettre en pratique sur le terrain que le parti soit majoritaire dans certaines regions ou qu'il en soit minoritaire dans d'autres et même s'il n'est pas parti prenante dans certains centres de décision au sommet de la hiérarchie institutionnelle.
C'est alors que des parts de responsabilité peuvent avoir lieu dans certains domaines d'intervention sur certaines choses de la part de certains nouveaux ou anciens élèments, quoi que les probabilités ne peuvent constituer des preuves en aucun cas aux yeux des lois en vigueur.
Comme chacun le sait aussi que :
- Les associations
- Les syndicats
- Les partis politiques
constituent des institutions de l'Etat à partir du moment où ils obtiennent des agréments auprés des services du Ministére de l'intérieur en tant que membre du gouvernement instance dirigeante investie des pouvoirs exécutifs du pays.
En conséquence, à mon âge en usage venant du douar ou du village, ce n'est pas à moi que l'on apprend ce que veut dire " opération sabotage en long et en large."
Je lis tous les articles sur les trahisons mais aussi, pour des petits soldes de tout compte. C'est à dire des revanches, des vengences et des représailles qui ne font pas trop mal quand elles viennent des confréres partisans, mais beaucoup plus des camarades du même mouvement. Un flambeau se transmet démocratiquement de gré à gré dans le cadre du nouveau systéme dit "du gagnant - gagnant" devant être mis en place à la lumière de l'avènement du commerce moderne et modèle sur lequel repose le marketing interne et externe comme dans une entreprise commerciales dont la dimension organique est normalement moindre que celle d'un parti politique devant avoir une couverture plus large.
Mon souci aujourd'hui, moi l'ancien militant AMAROUCHE Larbi est de partager avec vous ces deux photos de notre participation au congrés constitutif du FFS les 15, 16 et 17 Mars 1991 à la coupole du 05 Juillet 1991.
Je tiens à vous signaler aussi mon départ des rangs de ce parti depuis le mois de Septembre 1999 pour des motifs personnels.
Lien vers la source :
www.ffs-dz.com
Publié le 17/09/2009 à 11:22 par alditas
Bonjour !
Notre lecture des déclarations politiques du parti du Front des Forces Socialistes affichées sur tous les murs des villes et villages d'Algérie au cours des premiers mois de la decennie "1990" avait été le premier motif de notre adhésion à ce mouvement de propositions démocratiques fondées sur la légalité et la justice sociale inspirées de la déclaration du 01 Novembre 1954 renouvelées au congrés de la Soummam du 20 Août 1956 en pleine guerre de libération nationale.
Notre but donc n'était pas de nuire et de détruire l'Algérie après avoir milité pendant de longues années au F.L.N. pour la plupart d'entre nous.
C'est pour cela que notre engagement avait été fait de façon trés trés sincère sans qu'aucune action de barrage ou de nuisance paralysante ou de dislocation sociale n'était faite par nous contre les autres organisations politiques si ce n'était evidemment des critiques des choses mal faites dans la gestion du pays.
Cela favorise l'intérêt national beaucoup plus qu'il ne le lui porte un quelconque préjudice dans le cadre d'une action d'équilibre des pouvoirs de fonctionnements des institutions de l'Etat.
C'était aussi une expérience d'expression démocratique pouvant nous amener à commettre quelques fautes d'appréciations sur le térrain peut être, en particulier nous les jeunes membres de la délégation participative de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj sans en avoir fait d'ombrage à qui que ce soit dans notre démarche fondée sur l'ouverture.
Donc en tant que tel : parti politique, il se trouve dôté de pouvoirs influents dans la société civile et des rouages de l'administration.
Il dispose donc également de dispositifs :
Une idéeologie
- Valeurs Identitaires Culturelles & Linguistiques
Une force de propositions sur
- Economie
- Social & Santé
- Education
- Emigration
- JURIDIQUE
C'est alors que beaucoup de choses se faisant au présent ont des prolongements sur le futur et sur des antécédents politiques relatifs aux questions organiques et en ses élèments anciens et nouveaux par le systéme tournant des alternances.
Par voie de conséquences, tout ça donne normalement à réfléchir puisque comme le disent les quotidiens nationaux : "en politique, tous les coups sont permis" en interne (changements d'élèments) comme en externe (environnement socio-politique).
Si un congrés se tient à chaque échéance pour de nouveaux mandatements à des membres représentatifs, c'est qu'il y a donc un avant projet de plate forme en tant que programme d'activités à mettre en pratique sur le terrain que le parti soit majoritaire dans certaines regions ou qu'il en soit minoritaire dans d'autres et même s'il n'est pas parti prenante dans certains centres de décision au sommet de la hiérarchie institutionnelle.
C'est alors que des parts de responsabilité peuvent avoir lieu dans certains domaines d'intervention sur certaines choses de la part de certains nouveaux ou anciens élèments, quoi que les probabilités ne peuvent constituer des preuves en aucun cas aux yeux des lois en vigueur.
Comme chacun le sait aussi que :
- Les associations
- Les syndicats
- Les partis politiques
constituent des institutions de l'Etat à partir du moment où ils obtiennent des agréments auprés des services du Ministére de l'intérieur en tant que membre du gouvernement instance dirigeante investie des pouvoirs exécutifs du pays.
En conséquence, à mon âge en usage venant du douar ou du village, ce n'est pas à moi que l'on apprend ce que veut dire " opération sabotage en long et en large."
Je lis tous les articles sur les trahisons mais aussi, pour des petits soldes de tout compte. C'est à dire des revanches, des vengences et des représailles qui ne font pas trop mal quand elles viennent des confréres partisans, mais beaucoup plus des camarades du même mouvement. Un flambeau se transmet démocratiquement de gré à gré dans le cadre du nouveau systéme dit "du gagnant - gagnant" devant être mis en place à la lumière de l'avènement du commerce moderne et modèle sur lequel repose le marketing interne et externe comme dans une entreprise commerciales dont la dimension organique est normalement moindre que celle d'un parti politique devant avoir une couverture plus large.
Mon souci aujourd'hui, moi l'ancien militant AMAROUCHE Larbi est de partager avec vous ces deux photos de notre participation au congrés constitutif du FFS les 15, 16 et 17 Mars 1991 à la coupole du 05 Juillet 1991.
Je tiens à vous signaler aussi mon départ des rangs de ce parti depuis le mois de Septembre 1999 pour des motifs personnels.
Lien vers la source :
www.ffs-dz.com
Publié le 15/09/2009 à 15:32 par alditas
[i][/i]
Je vous invite au restaurant " A la Bonne Heure" pour boire un verre, "papoter photos" et découvrir ce lieu étonnant
le Jeudi 24 septembre 2009
entre 18 et 19h30
J'avais photographié il y a déjà quelques années ce restaurant pas comme les autres, avec ses dizaines d'horloges et réveils, dont beaucoup fonctionnent et égrènent le temps qui passe et donc celui qui nous reste.
J'y accroche pour quelques semaines une dizaine de photos, anciennes et nouvelles jusqu'à fin octobre 2009 sur le thème des cafés et des restaurants.
A la Bonne Heure
11 rue Brochant
Paris 17ème
Métro brochant
Carte-Plan
Vernissage apéro : 24 septembre 2009 de 18 à 19h30
Exposition jusqu'à fin octobre 2009
--
gérard laurent
http://www.pariscool.com
Publié le 15/09/2009 à 15:07 par alditas
Bonjour !
La zaouïa du village de FREHA douar de Beni-Ourtilane, commune mixte du Guergour, département de Constantine dans le passé, aujourd'hui intégrée dans la commune et la daïra de Béni-Ourtilane, wilaya de Sétif, d'après si Belkacem BENTALBI fils descendant de l'un des maîtres coraniques et animateur en sciences musulmanes, était construite vers le 9ème siècle de l'Hégire et qui se retrouve un peu abandonnée.
AHAMIYAT AL MATAAHIF : " l'importance des musées."
Cette oeuvre d'art d'un point de vue architectural mérite de redevenir un Musée pouvant sérieusement avantager des générations et des générations de jeunes dans la retransmissions des connaissances, du savoir et des souvenirs par des visites, des fréquentations ou par n'importe quel autre moyen de renaissance de son animation.
Publié le 24/06/2009 à 16:56 par alditas
Enquête à l’école
Liberté, inégalités, fraternité
Le tableau (noir) de l’inégalité des chances
Le 24 juin 2009 à 11h45 réagissez envoyez à un ami imprimez
Tags : enquête école politique société Inégalités
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LE FIL IDéES - Force est de constater que, dans notre système scolaire, le fossé entre les élèves se creuse de plus en plus en fonction de leur milieu d'origine. L'école de Jules Ferry a-t-elle vécu ? Enquête entre les murs.
Des écoliers de la Goutte d'or, Paris. - Michael Zumstein / Oeil public pour Télérama
SUR LE MEME THEME
Le journaliste Louis Maurin : “Face aux inégalités, nous avons besoin d’une solidarité nationale” | 24 juin 2009
Elitisme et inégalités : les deux mamelles de l’école française ? | 12 mars 2009
Quand on y pense, il n'a pas tort, Jamel Debbouze : « Un Arabe à la tête du musée du Louvre, ça fait rêver... mais quelle utopie ! » Il a lâché ça un soir de mai où l'on fêtait le mariage de la culture et de la diversité, sur la scène du Théâtre du Rond-Point, à Paris. Tout ce que la République compte d'huiles politiques – Jacques Chirac, Xavier Darcos, Rachida Dati, Michel Barnier, Fadela Amara – faisait brochette au premier rang. Jamel a rajouté le vinaigre. Parce que la France – et d'abord ses élus – a beau répéter depuis trente ans que la lutte contre les inégalités devant le savoir et la culture est une priorité, elle échoue, réforme après réforme, à combler l'écart entre une « élite » majoritairement issue des classes aisées et des élèves en difficulté venant des familles les plus démunies. Le verdict est sans appel : « Le poids de l'origine sociale des élèves sur leurs performances est près de deux fois plus fort en France qu'en Islande, en Finlande ou en Corée du Sud, expliquent les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet dans L'Elitisme républicain. Les enfants d'origine populaire sont davantage pénalisés à l'école en France que dans d'autres pays. »
Sait-on que les fils et filles de cadres supérieurs ont 2,9 fois plus de chances que les enfants d'ouvriers d'avoir le bac et huit fois plus d'obtenir un bac S ? Qu'ils sont quatre fois plus représentés à l'Ecole nationale d'administration (ENA) qu'ils ne le sont dans la population active – et les enfants d'ouvriers huit fois moins ? Que 84 % des élèves des sections pour jeunes en difficulté au collège sont issus des catégories sociales défavorisées ? Oui, on sait tout cela : il y a quarante-cinq ans, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron soulignaient déjà, dans Les Héritiers, le rôle primordial de l'origine sociale dans la réussite des étudiants. Quatre décennies plus tard, l'école républicaine n'a toujours pas mis fin à la ségrégation sociale. Un fiasco que Carole Diamant, professeur de philosophie au lycée Auguste-Blanqui de Saint-Ouen et pionnière des fameuses conventions que Sciences-Po a passées avec les lycées des Zones d'éducation prioritaire (ZEP), a du mal à digérer : « C'était une belle idée, l'école républicaine égalitaire de Jules Ferry... mais une idée faite pour la société qui l'a vue naître, à la fin du XIXe siècle. La société a changé, l'école n'a pas suivi. Aujourd'hui, elle fait encore semblant de croire à l'égalité des enfants, mais je n'y crois plus. Car elle produit la pire des attitudes discriminatoires : la discrimination des enfants à 5 ans, à 7 ans ! » C'est vrai : les écarts de niveau scolaire suivant l'origine sociale sont déjà importants à l'entrée au CE2.
Vite, des coupables ! Et d'abord les profs, fermés aux réformes ; et les parents, qui contournent habilement les contraintes de la carte scolaire ; et puis les ministres, de gauche comme de droite, incapables de trouver la clef ; et bien entendu les familles d'immigrés, pas fichues de parler français à la maison. N'oublions pas les programmes, inadaptés à notre société, ni ladite société, qui fait passer les forts en thème pour de méchants losers dans les cours de récré. Tous coupables ? « La situation est trop grave pour qu'on puisse dire simplement : "C'est la faute du ministre" ou de qui que ce soit d'autre, répond Christian Baudelot. Le premier responsable, c'est d'abord un état d'esprit : cette certitude bien française qu'on a toujours raison contre tous, qui nous conduit à refuser le jeu des comparaisons internationales parce que celles-ci nous sont défavorables et nous empêche de changer de cap. » Rigide, la France. Première en rhétorique mais passable en travaux pratiques. Ça se voit sur son bulletin : « Les résultats [...] ne sont pas brillants, poursuit Baudelot. Non seulement la France compte un taux très élevé de jeunes en échec, mais elle ne parvient pas à fournir des élites assez étoffées pour répondre aux besoins de la nouvelle donne économique. En somme, elle n'est ni juste ni efficace. »
Les universités françaises n'accueillent
aujourd'hui que 11 % d'enfants d'ouvriers
contre 30 % de cadres supérieurs.
Le jugement est dur. La sécheresse des statistiques ne rend évidemment pas compte des moyens humains et financiers engagés depuis trente ans pour réduire les inégalités dans les zones sensibles. Des moyens encore renforcés ces dernières années, soutient l'entourage de Xavier Darcos – avec « plus de 1 million d'euros donnés aux ZEP en sus des montants standards reçus par tous les établissements du secondaire ». Ce qui se traduit par « des classes avec moins d'élèves et des enseignants mieux payés, bref des mesures qui visent à rééquilibrer les chances des élèves issus de milieux défavorisés ». D'autant que se greffe « la volonté d'attaquer le mal par la racine – les petites classes – en offrant aux écoliers en difficulté deux heures hebdomadaires de remise à niveau ». Fort bien. Mais combien pèsent ces mesures, auxquelles s'ajoutent d'ailleurs d'autres réformes intéressantes, comme l'enseignement de l'histoire des arts dès le primaire ? Les inégalités, en effet, pèsent un âne mort. Simple question : les universités françaises n'accueillent aujourd'hui que 11 % d'enfants d'ouvriers contre 30 % de cadres supérieurs : peut-on réduire l'écart ? De combien, et en combien de temps ? On ramasse les copies dans trois heures.
L'école a, bien sûr, des circonstances atténuantes : « C'est injuste de balancer en vrac cet échec, en le comparant au prétendu "âge d'or" d'une école qui intégrait tout le monde, déclare Nathalie Broux, professeure de français au lycée Jacques-Feyder d'Epinay-sur-Seine. Quand on compare, il faut le faire "toutes choses égales par ailleurs". Or, il a bien changé, en cinquante ans, le fils de paysan transformé en cadre par son instituteur. Il y a eu la décolonisation, l'immigration, le rétrécissement comme peau de chagrin de l'agriculture et de l'industrie, et la volonté d'amener 80 % d'une classe d'âge au bac. On est dans un autre monde... » Sans doute. Mais « toutes choses égales par ailleurs », affirment Baudelot et Establet, d'autres pays font mieux que la France. La Finlande, par exemple, ou la Corée du Sud. Des pays qui ont fondé leur enseignement sur une philosophie et des méthodes qu'on ne peut sans doute pas importer en bloc, mais dont on pourrait mieux s'inspirer. En Finlande, les élèves sont moins nombreux dans les classes et ne sont pas jugés les uns par rapport aux autres mais toujours par rapport à eux-mêmes. Et quand un écolier décroche, il est pris en main individuellement, remis en selle sans attendre. Le système scolaire français, lui, repose sur l'idée qu'il faut sélectionner les élites le plus tôt possible, en notant, en classant, en faisant redoubler. Le redoublement ? « Il amplifie les inégalités sans améliorer les résultats », tranchent les auteurs de L'Elitisme républicain. Et l'évaluation précoce enfonce les écoliers en difficulté. La France rattrape-t-elle au moins, par une élite brillante et nombreuse, le volume inquiétant de l'échec scolaire ? « Hélas, trois fois hélas ! Il n'en est rien », regrettent Baudelot et Establet. La faute à « une société où l'on continue de croire que les intérêts de l'élite ne sont pas ceux de la masse, alors que, partout ailleurs, tout porte à penser que l'élite est bonne, novatrice et abondante si la masse est bien formée, et l'échec, le plus rare possible ».
« Pourquoi voudriez-vous qu'un personnel politique issu du sérail, distingué par le système de sélection et de classement qui prédomine ici, ait le courage de remettre en cause ce système qui l'a fait roi ? demande Nathalie Broux. Les ministres, les inspecteurs généraux se sont battus pour sortir du lot grâce aux concours, ils ne voient pas ce qui cloche fondamentalement avec la machine. Du coup, l'école, qui fabrique de la conformité sociale et intellectuelle (même si elle ne fait pas que cela !), n'a jamais repensé son propre code, ses compétences, son mode de recrutement. J'ai signé pour quarante-deux ans sans qu'on me demande pourquoi j'avais envie d'être prof ou comment je voyais les ados. Vous connaissez d'autres métiers où ça arrive ? » Peu de professeurs semblent croire au grand soir ou à l'homme providentiel pour en finir avec les inégalités. Au fil des réformes apparaît l'image d'« un navire sans capitaine qui menace sans cesse de couler, faute de gouvernail, lâche Carole Diamant, avant d'ajouter : Dans ce presque naufrage, on trouve pourtant des centaines d'individus qui refusent de sombrer. Chacun à leur manière, ils donnent des petits coups de rame qui permettent d'éviter l'iceberg. Et c'est bien comme cela que le "système" sera transformé : de l'intérieur, à petits coups de rames, et non de l'extérieur, par une "révolution". Les bonnes volontés ne manquent pas. »
“La France n'est pas la Suède, qui s'est fixé
l'égalité des chances pour principe
il y a trente ans et n'en a plus bougé.”
Les barreurs non plus, qui cherchent de nouvelles voies pour sortir les plus fragiles de la galère scolaire. Façon Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, qui fut un des premiers à croire qu'on pouvait marier justice et efficacité. Ou à la manière d'une école de commerce comme l'Essec, avec ses programmes de tutorat « Pourquoi pas moi ? », et de dizaines d'autres écoles aujourd'hui, qui donnent un coup de pouce aux enfants issus de quartiers sensibles. Partout, ça bouge. Mais ces programmes bénéficient surtout aux meilleurs élèves et n'empêchent pas cent cinquante mille adolescents d'être éjectés chaque année du bateau sans diplôme ni qualification... et souvent sans comprendre ce qu'il leur arrive : « A l'école, soit tu es apte, soit on te marginalise, juge David, étudiant à l'Ecole de la deuxième chance, à Paris. Moi, j'étais un peu trop dans mon monde pour me plier aux rythmes et aux méthodes de travail imposés au collège, et je me suis vite senti dériver. A la fin de la troisième, on m'a proposé de rejoindre un lycée technique, ce qui n'avait jamais été mon désir. Jamais on ne m'a proposé de méthodes adaptées à ma façon d'être et d'apprendre. » Jusqu'à ce qu'il entre à l'Ecole de la deuxième chance (E2C). Une fondation créée en 1997 par Edith Cresson, alors commissaire européenne chargée de la science, qui aide près de cinq mille jeunes à s'intégrer professionnellement et socialement. Avec une approche radicalement différente : « Puisqu'on recueille les "ratés du système", c'est-à-dire ceux que l'institution scolaire a exclus avec ses méthodes propres, autant explorer d'autres façons de faire », explique Olivier Jospin, directeur de l'E2C de Paris. Ici, on pratique le parcours individualisé en maths, français et informatique. Et l'on est attentif à la singularité de chacun, « parce que tous les élèves ont une histoire compliquée, raconte Jospin. En entrant ici, ils nous disent : "Ne faites pas comme les autres, ne me discriminez pas. Comprenez le milieu d'où je viens - l'absence de bibliothèque dans l'appartement de mes parents ou même de bureau où je puisse travailler" ».
Bibliothèque ? Bureau ? Visites de musée le week-end ? Il y a quarante ans, Bourdieu et Passeron ont donné un nom à tout cela : le capital culturel. Un capital « qui dote très tôt l'enfant de prédispositions à l'apprentissage scolaire », rappelle Christian Baudelot, et qui se révèle plus important encore que les revenus du foyer dans la réussite à l'école. D'une famille à l'autre, le fossé est cruel. Et l'école ne parvient pas à le combler : « C'est peut-être même là que s'exerce la plus grande violence symbolique, regrette Nathalie Broux. Pour nos élèves, la "culture" est souvent synonyme de coutumes ou de folklore, et celle dont nous parlons – et comme l'entend Télérama – est un "truc trop bizarre", comme ils disent, bourgeois et parisien. Ils n'osent pas se l'approprier. Mon défi est justement qu'ils la considèrent comme la leur. Et pour cela ils doivent être initiés, comme je l'ai moi-même été. » Nathalie Broux dispose, dans cette délicate entreprise, du soutien de la Fondation Culture et diversité, qui dresse des ponts entre les collégiens de ZEP (cent dix établissements concernés, tous choisis par l'Education nationale) et les métiers de la culture, grâce à des partenariats avec la Femis, l'Ecole du Louvre, les écoles supérieures d'art... Il faut d'abord informer. « Pour mille raisons - à commencer par l'autocensure -, la plupart des élèves ne connaissent même pas l'existence des écoles ouvrant aux professions culturelles, explique Eléonore de Lacharrière, chargée de mission à la fondation. On vient donc leur expliquer ce qu'on y fait, comment se passe le concours et quels sont leurs débouchés professionnels. » Viennent ensuite les stages « égalité des chances », six jours pris sur les vacances scolaires, qui permettent aux ados de se familiariser avec les codes de cet univers et de multiplier ainsi leurs chances d'y accéder.
Comme Fimalac, la société de notation boursière d'où émane Culture et diversité, plusieurs entreprises ont décidé d'investir dans la (ou les) cité(s). Un engagement pas forcément désintéressé, puisque ces dons font l'objet d'une défiscalisation. Qui fleure bon le paternalisme chrétien et la mauvaise conscience d'une société plus dure que jamais, jugent certains ; et qui sont bien la preuve que l'Etat se décharge de ses devoirs - y compris scolaires - sur le privé, soulignent d'autres. Pourtant, des conventions ZEP aux Ecoles de la deuxième chance, du Paris de la diversité aux ateliers Culture et diversité, et des coups de rame des profs de ZEP aux coups de gueule de Jamel Debbouze, une chaîne se dessine. Une rumeur face au scandale des inégalités. Des actions individuelles ou collectives, fatiguées des vains refrains sur l'Ecole de la République entonnés par chaque nouvelle majorité. Le consensus enfin sur la question scolaire ? « La France n'est pas la Suède, qui s'est fixé l'égalité des chances pour principe il y a trente ans et n'en a plus bougé », explique Nathalie Mons, experte auprès de la Commission européenne sur les méthodes d'analyse internationale des politiques éducatives. Mais ces rameurs souquent ferme. Et pourraient bien, à force de lutter contre des courants injustes, sortir l'école du pot au noir.
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Olivier Pascal-Moussellard
Télérama n° 3102
A lire
L'Elitisme républicain, de Christian Baudelot et Roger Establet, éd. du Seuil, 118 p., 10,50 €.
Les Héritiers, de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, éd. de Minuit, 192 p., 11,90 €.
Les Nouvelles Politiques éducatives : la France fait-elle les bons choix ?, de Nathalie Mons, éd. PUF, 202 p., 19 €.
Le 24 juin 2009 à 11h45 réagissez envoyez à un ami imprimez
Tags : enquête école politique société Inégalités
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Publié le 07/04/2009 à 12:00 par alditas
Bonsoir !
J'avais eu l'occasion de feuilleter quelques pages de votre livre en passant à la SPL lorsque j'étais en voyage en 1985 dans votre pays.
Sur les premières pages de votre livre, le nom de mon village natal EL-MAIN avait été évoqué par vous comme étant l'endroit où étaient cachés les chefs du FLN/ALN (rebels)lors d'une opération de ratissage d'apprentissage déclenchée sur ce lieu suspect selon vous en Janvier 1956. Vous aviez évoqué Bendaoud et Bordj Bou-Arréridj également. Bien que votre volume est riche en photographies, mais elles manquent celles de ces lieux dits.
Le 7 Avril 1957, le capitaine Georges Laurent muté d'Arassa commune de Béni-Ourtilane installe un poste militaire à El-Maïn relevant de la 19 ème division d'infanterie, 4ème régiment de dragons, 4 ème escadron, SP 86692 FM/AFN et il part en 1959. Un autre capitaine arrive sous les ordres du capitaine Audry de la SAS de Beni-Hafed dont El-Maïn redevient son antenne. Moi j'étais un simple élève de 11 ans à cette époque et de 16 en 1962.
Pourriez-vous aider à retrouver les photos côté pacifique ne heurtant pas la sensibilité des uns et des autres s'agissant des douloureux évènements de cette période ?
Vous pouvez me lire à votre tour sur http://www.blog.mongenie.com/actuart et je vous remercie pour la réponse.
L.dit A.S. AMAROUCHE chercheur de photos
sur l'histoire locale comme souvenirs.
Publié le 15/03/2009 à 12:00 par alditas
[i][/i]Le devoir de mémoire & les photos (note: 10/20) Date : 17/10/2008, 10H10
De : alditas
Bonjour !
Je découvre votre sit par la grâce de votre confrére : le portail des anciens d'Algérie et c'est pourquoi l'idée me vient pour porter à votre connaissance la nécéssité de se rappeler des siens morts durant les guerres sur tous les plans.
Grâce également à Monsieur Pierre EVRARD, je retrouve enfin les traces du défunt oncle paternel de mon pére en la personne du jeune : AMAROUCHE Larbi né présumé en 1895 au douar El-Maïn - Commune mixte des Bibans - Arrondissement de Sétif - Département de Constantine à l'époque évoquée incorporé le 23 Février 1916 au régiment de tirailleurs de marche qui mourait au front pour le compte de la France le Vendredi 04 Octobre 1918 à Estrées 60190, acte de décès transcrit à Bordj-Médjana le 12 Juin 1920.
Son frére Mohamed Chérif lui, était un soldat affécté au régiment de Tirailleurs Algériens stionné à Métz qui obtient un certificat de bonne conduite signé des mains du Colonel Varaigne en Juillet 1928.
J'appelle les consciences à quiconque parmi les familles de leurs camarades ou de quelconques collectionneurs de photos ou de n'importe quel document concernant ces deux fréres de les faire insérer ou parvenir à ce sit.
Mais aussi pour marquer le quatre vingt dixième anniversaire de l'armistice du 11 Novembre 1918 dans quelques jours ou semaines, il y a lieu de prêter aide et assistance en vue de la reconnaissance du jeune défunt combattant Larbi dont j'hérite le prénoms à ma naissance en 1946 et une raison pour laquelle son frére descendant obtient des autorités françaises de l'époque une licence d'exploitation d'un débit de boissons non alcolisées : (café maure).
Je vous remercie pour cette page et vous souhaite bonne continuation dans vos oeuvres.
Publié le 15/03/2009 à 12:00 par alditas
Bonsoir !
Voyez-vous, des exemples typiques partout dans le monde, même dans les pays les plus avancés !
C'est pourquoi je veux partager avec plaisir cette lecture avec vous tous.
"Grand Sud » Ariège
Publié le 15/03/2009 08:41 | Sophie Vigroux
Saurat. Le village sans docteur
Ariège. Saurat n'a plus de médecin depuis le mois de février.
DDMSaurat, en Ariège. Sur le parking, face à la mairie, la place réservée au médecin est provisoirement disponible. Sur le volet du cabinet médical, une feuille est punaisée. On peut lire : « Le docteur M. a quitté définitivement Saurat le 24 février 2009. Les travaux de remise en état du gîte seront bientôt achevés, le nouveau médecin pourra s'installer
[…] . » Signé : le maire de Saurat, Anne-Marie Basseras. Pour l'heure, le futur médecin court toujours dans la nature…
« il y a toujours eu un médecin ici »
Petit village isolé de haute montagne et de haute vallée, Saurat compte 400 habitants, 200 de plus répartis sur toute la commune. En été, les Pyrénées attirent du monde et Saurat voit sa population tripler.
« De mémoire de Sauratois, il y a toujours eu un médecin ici », se défend Anne-Marie Basseras, assise autour de la grande table de la mairie, en compagnie de Patrick Molinier, son premier adjoint. Les deux élus se démènent pour ramener un médecin au village. « Il est de notre responsabilité de conserver et développer les services à la population, de faire en sorte que la vie à Saurat soit confortable et sûre. Car si vous avez une crise cardiaque, il faut faire le 15, c'est le Chiva de Foix qui se déplace. Et ce n'est pas gagné ! », ajoute le maire.
A Mercus, un village voisin, le maire a réussi à faire venir un médecin espagnol qui s'est bien intégré. « Je suis allée le voir pour lui demander s'il n'avait pas un copain qui voulait faire la même chose, il m'a répondu que non », regrette Anne-Marie Basseras.
A Saurat, rien n'est trop beau pour attirer un nouveau docteur. Un an de loyer gratuit et l'aménagement de son cabinet dans lequel se trouve aussi son propre logement : c'est ce qu'on lui promet.
De plus, le local est bien placé puisqu'il est quasiment en face de la pharmacie. « Ici, les gens ont besoin d'un médecin. Un tiers de la population a 60 ans et plus. Ce sont pour l'essentiel des femmes qui ne conduisent pas et dont les enfants ont quitté le village », poursuit l'adjoint.
Depuis le départ du médecin, la pharmacienne du village ne cache pas son inquiétude. « A terme, j'ai des doutes sur la viabilité de mon activité. Sans docteur, combien de temps vais-je pouvoir tenir… C'est du souci », explique-t-elle, un brin irritée.
Pour l'heure, quand les gens sont malades, ils descendent se faire soigner dans la vallée, à Tarascon. C'est à 6 km de Saurat. Bien souvent aussi, ils achètent les remèdes là-bas.
40 à 45 patients par jour
Tarascon justement. Ce mercredi, le docteur L. a terminé ses consultations à 13 h 15. Il rouvre son cabinet à 13 h 30. Quand on lui demande à quelle heure il pense finir, il éclate de rire : « Je ne sais pas. Pour cet après-midi, j'ai deux colonnes pleines de rendez-vous. » Son agenda explose.
Le docteur L. voit en moyenne 40 à 45 patients par jour et travaille 80 à 90 heures par semaine. « Je fais de moins en moins de visites à domicile. Par manque de temps. » Aujourd'hui, sur ses 45 actes médicaux, il s'est déplacé 4 fois. Pour voir les patients les plus malades et les moins mobiles. « S'il y avait un médecin à Saurat, ça nous soulagerait. Notamment pour la rotation des gardes. Mais pour qu'un cabinet puisse vivre, il faut à peu près 1 500 habitants. Là-haut, ils ne sont que 600. Financièrement, ce n'est pas rentable. »
La sonnette de son cabinet ne cesse de retentir. La salle d'attente se remplit petit à petit. Sans se départir de son calme et de son sourire, le docteur L. reconnaît néanmoins exercer son métier « toujours avec passion. L'humain, il n'y a rien de plus intéressant », conclut-il, avant de tendre la main à son premier patient.
Coup de fil inattendu
Pas rentable le cabinet de Saurat ? « Nous voulons un médecin généraliste sur Saurat qui complète son activité en travaillant en milieu hospitalier. Cela lui permet d'avoir un fixe », précise Madame Basseras. D'où l'offre d'un poste de médecin coordinateur à l'hôpital local de Tarascon-sur-Ariège. « C'est notre solution à nous, précise Sylvie Mirebeau, directrice de l'hôpital Jules-Rousse. Un hôpital local fonctionne grâce à l'intervention des médecins libéraux. Leur pénurie peut avoir pour grave conséquence d'altérer les soins hospitaliers ».
Des candidatures, ils en ont reçu à Saurat. Pour l'instant, il reste deux prétendants sérieux en lice : une doctoresse roumaine et une praticienne de 60 ans.
Coup de fil inattendu du maire en cette fin de semaine pour nous annoncer que « ça y est, un médecin devrait s'installer à la fin du moi, à Saurat. Nous avons retenu la candidature de la dame d'un certain âge », explique-t-elle. Soulagée.
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